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La Caja Negra Big Band invite Bob MINTZER
Ce concert est une rencontre entre le répertoire de l'invité américain Bob Mintzer et celui de Pierre Bertrand & La Caja Negra Big Band pour une création inédite et spéciale pour Pertuis Jazz Festival 2024 !
La Caja Negra Big Band dirigé par Pierre Bertrand (récompensé par les Victoires du Jazz, dans la catégorie « album inclassable de l'année ») est à coup sûr une des plus belles reconnaissances que l’on pouvait imaginer pour ses compositions qui fusionnent avec magie jazz et flamenco. Cette formation qui a su s'entourer des meilleurs solistes mondiaux tels que le trompettiste Andy Brecker, invite pour ce concert du 10 août à Pertuis, le non moins célèbre saxophoniste Bob Mintzer pour un programme original créé à l'occasion de cette soirée, dont notre public aura la chance d'avoir la primeur.
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Pierre Bertrand et la Caja Negra Big Band |
Dirigé par Pierre Bertrand, saxophoniste compositeur, le Big Band Caja Negra explore les musiques où la mélodie est reine, celles de la méditerranée et en particulier le flamenco. Pierre Bertrand et Caja Negra émeuvent, savourent la vie, rayonnent, bousculent. Des moments exceptionnels de partage à ne pas rater. Ce qui marque, c’est la variété des approches, cette manière de nous surprendre par tous les moyens. On a affaire à un jazz connu et reconnu que Pierre Bertrand peaufine, cisèle afin de nous emmener sur de jolies pistes inédites. Un plaisir pour les oreilles. Tout en maîtrise, le compositeur et saxophoniste de jazz déploie aujourd’hui tout le spectre de sa palette et nous offre une création riche en contrastes passant par l’énergie rock, les couleurs orchestrales, et par une fragilité lyrique à fleur de peau…
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La Caja Negra Big Band |
Pierre Bertrand et la Caja Negra Big band
Pierre Bertrand & Caja Negra Big Band
Avec Pierre Bertrand, tenor sax, dir, comp
Stéphane Chausse sax alto, Frédéric Couderc sax bariton,
Joel Chausse trompette, Sylvain Gontard trompette, Romain Didier trompette,
Denis Leloup trombone, Philippe Georges trombone,
Jérôme Regard Contrebasse, Minino Garay percussion,
Alfo Origlio piano,
André Ceccarelli batterie,
Paloma Pradal chant,
Sabrina Romero chant, percussion, flamenco, dance
& Bob Mintzer (invité saxophone).
Pierre Bertrand | La Caja Negra "Amad" en session TSFJAZZ!
Andalousia | ![]() |
Pierre BERTRAND
Saxophoniste, flûtiste, professeur de renom, mais aussi compositeur, chef d’orchestre, arrangeur, auteur de musiques de films, ou fondateur de Big Band : Pierre Bertrand déroule un CV impressionnant et vous enveloppe à chacune de ses apparitions sur scène avec son jazz bariolé, ensorcelant, inattendu. Diplômé du CNR de Nice et du CNSM de Paris, Pierre Bertrand fonde le Paris Jazz Big Band en 1998 avec Nicolas Folmer et obtient avec cet orchestre une Victoire du Jazz et le Django d’Or dans la catégorie « artiste confirmé ». Dirigeant le Nice Jazz Orchestra, il a également été chef d'orchestre invité dans de nombreux pays (Mexique, Venezuela, Argentine, Danemark,…) ainsi que pour de nombreuses émissions de télévision. Pierre Bertrand signe de nombreux arrangements orchestraux pour André Ceccarelli, Jean-Pierre Como, Diego Imbert mais aussi Claude Nougaro, Charles Aznavour, Michel Fugain, Pascal Obispo, Maurane… Pierre Bertrand est compositeur et auteur de nombreuses musiques de films et téléfilms depuis 2006 (Django par Etienne Caumar, La Grande Vie par Emmanuel Salinger, téléfilms de Jacques Fansten, Philippe Le Guay, Sylvain Monod…). En 2010, il enregistre son premier album en soliste, « Caja Negra », entouré de musiciens de jazz et de flamenco. Caja Negra devient le nom de son groupe principal, véritable « boite noire » d’un avion imaginaire qui enregistre tout et propose une déambulation musicale entre Méditerranée, Afrique et Amérique latine. Décollage, atterrissage, arabesques abstraites, carnet de voyage et tourbillon d’images, la magie de Pierre Bertrand fête les différences et leurs rencontres. Son second opus, « JOY » (Cristal Records– Sony Music), obtient en 2017 la Victoire du Jazz dans la catégorie « album inclassable de l’année ». Au fil d’une quinzaine de concerts en 2017, le groupe a pu se produire devant des salles toujours pleines à craquer. Pierre Bertrand & Caja Negra arrivent à la pleine maturité, gonflés à bloc d’une énergie prête à exploser. En 2019, Pierre Bertrand prépare un nouveau projet en quintet, Colors, en collaboration avec l'exceptionnel trompettiste suédois Anders Bergcrantz et le peintre Jean-Antoine Hierro.
Pierre BERTRAND
Bob Mintzer & WDR BIG BAND - Acha
Le WDR BIG BAND joue sa composition "Acha" sous la direction du chef d'orchestre Bob Mintzer. Les solos sont joués par Bob Mintzer au saxophone ténor et Ludwig Nuss au trombone. Enregistré dans le cadre du concert "The Chief Goes Latin" à la Philharmonie de Cologne (septembre 2022)
Bob MINTZER
Bob Mintzer est une figure éminente du monde du saxophone. Né le 27 janvier 1953 à New Rochelle, dans l'État de New York, il est devenu un saxophoniste de jazz, un compositeur, un arrangeur et un chef de big band de renommée internationale. Le parcours musical de Mintzer commence à l'Interlochen Arts Academy, dans le Michigan, puis à la Hartt School of Music, dans le Connecticut, et enfin à la Manhattan School of Music. Au début de sa carrière, il a joué dans divers big bands, travaillant avec des artistes de renom tels que Buddy Rich, Thad Jones, Mel Lewis et Sam Jones. Il est peut-être plus connu pour avoir été pendant 30 ans le saxophoniste des Yellowjackets, un supergroupe de fusion qui a fait irruption sur la scène en 1981 et qui a été récompensé par un Grammy Award. Au-delà de son rôle au sein des Yellowjackets, Mintzer a contribué à plus de 1000 enregistrements et s'est produit avec un grand nombre d'artistes et d'ensembles estimés, dont Tito Puente, Eddie Palmieri, Jaco Pastorius, Mike Manieri, Randy Brecker et l'Orchestre philharmonique de New York. En tant que compositeur et arrangeur, Mintzer a plus de 500 arrangements pour big band à son actif. Ses compositions sont jouées par des groupes et des orchestres du monde entier, et il a écrit des œuvres pour des orchestres prestigieux tels que le National Symphony Orchestra, le Metropole Orchestra des Pays-Bas et le HR Big Band de Francfort. En 2014, Mintzer a pris le rôle de chef d'orchestre principal du WDR Big Band à Cologne, en Allemagne, un poste qu'il partage avec Vince Mendoza. Ses connaissances approfondies et ses compétences en matière de musique de big band ont fait de lui une figure de proue dans ce domaine. Actuellement, Mintzer est basé à Los Angeles, où il est titulaire de la chaire Barbara et Buzz McCoy à l'école de musique Thornton de l'USC. En tant que professeur respecté d'études sur le jazz et chef d'orchestre de l'USC Thornton Jazz Orchestra, Mintzer continue de contribuer à l'enseignement du jazz à l'échelle mondiale. Son travail à l'USC, ainsi que la direction d'ateliers dans le monde entier, et la rédaction de près de vingt livres, constituent la pierre angulaire des programmes d'enseignement du jazz dans le monde entier.
Bob MINTZER
Samedi 10/08 - 21h30
Julien BRUNETAUD Quintet
Julien Brunetaud est né en 1982 à Agen dans le Lot-et-Garonne. Dès l’âge de 12 ans, il se passionne pour la musique. Il se produit au « Blues Station » à Tournon d’Agenais pour la première fois à 16 ans. Il se fait remarquer très tôt et enchaînera par la suite les festivals et les tournées. Il accompagnera également des musiciens comme Big Joe Turner, Dana Gillespie, Keith B.Brown, Mojo Buford, John Primer ou encore Louisiana Red. Il créera sa propre formation à Bordeaux qui remportera le prix du «Meilleur premier enregistrement » en 2002. Il sera ensuite nommé « Meilleur pianiste Européen » en 2005. Julien Brunetaud fera de nombreuses premières parties et accompagnera les plus grands. En 2006, il aura l’occasion de jouer au « Chicago Blues Fest » pour rendre hommage à Roosevelt Sykes. A la suite de cela, il s’installera à Paris où il se perfectionnera à la « Bill Evans Piano Académy ». De ce fait, il enregistre avec le quintet de Guillaume Nouvaux, puis, sera engagé peu de temps après dans le quintet du clarinettiste Evan Christopher pour enregistrer des concerts à New Orléans et New York. Julien Brunetaud participe régulièrement au « Mustique Blues Festival » dans les caraibes. Ce festival reverse tous les bénéfices pour l’éducation des enfants dans les Grenadines. En 2008, le Hot Club de France lui décerne le prix du « Musicien de Jazz de l’année » pour son album « Orleans Street Boogie ». Il s'est produit en trio avec Matthieu Chazarenc et Cédric Caillaud, avec lesquels il a mixé des standards de blues et de jazz avec des compositions dans la tradition musicale Afro Américaine dans l’album « Look Like Twins » (2010). Récemment, il s'est produit en trio avec Sam Favreau et Cedric Bec et également en quintet avec la venue de Vincent Strazzieri et de Romain Morello.
Solitude
"(In My) Solitude" est une composition de 1934 de Duke Ellington, sur des paroles d'Eddie DeLange et Irving Mills. Elle a été enregistrée de nombreuses fois et est considérée comme un standard du jazz. Ellington a rapporté qu'il l'avait composée dans un studio d'enregistrement en 20 minutes, car son orchestre était arrivé avec trois morceaux à enregistrer et en avait besoin d'un autre.
Les musiciens du Julien BRUNETAUD QUINTET
Julien BRUNETAUD
"Mon père avait une collection de vinyles, surtout de la chanson française, mais aussi du rock & roll, que j’ai découvert plus tard: Chuck Berry, Jerry Lee Lewis… Un jour, vers mes 12 ans, il m’a emmené chez un disquaire pour m’offrir mon premier disque. Je ne savais pas quoi choisir, et je me suis rappelé que j’avais entendu du piano dans ses disques. J’ai donc pris une compilation de rock & roll et de blues avec Ray Charles notamment. Ça m’a donné envie d’apprendre l’instrument. On avait un piano à la maison, et j’ai commencé à jouer en autodidacte. Puis, à 14 ans, j’ai eu un professeur particulier. Mais j’ai surtout appris tout seul. Je travaillais avec une méthode de piano-jazz pour débutants. Au collège, on échangeait des disques de jazz et de blues avec des copains. C’est comme ça, par exemple, que j’ai découvert Michel Petrucciani. Je tentais d’improviser de façon intuitive. Et un copain m’a conseillé d’essayer la gamme de blues. C’est à ce moment que je me suis vraiment plongé dans le blues avec Lucky Peterson, B.B. King et Otis Spann que j’ai découverts vers 15-16 ans. Otis Spann a été une vraie révélation: son morceau «Otis in the Dark», un instrumental, représentait tout ce que je recherchais. C’est-à-dire un jeu très riche, des accords bien réfléchis, bien posés. Je commençais alors à écouter du jazz: Count Basie, Nat King Cole, Horace Silver. J’aimais le swing. Mais relever du jazz me paraissait encore insurmontable. Je travaillais plutôt le boogie woogie. J’étais très percussif à cette époque." (Extrait de Jazz Hot n°682)
Julien BRUNETAUD
Cédric BEC
Né en 1980 à Nîmes, il découvre la batterie et se passionne pour cet instrument à l'age de 15 ans. A partir de 1996 il suit des cours dans l’école Serge Puchol ou il y obtient le 1er prix d'excellence à l'unanimité en 2002. Il poursuit ses études musicales à l'IMFP ainsi qu'au CNR de Marseille, dont il ressort avec un 1er prix avec félicitations, ainsi que le prix de la SACEM en 2004. Parallèlement, il joue avec de nombreux musiciens tels qu'Henri Florens, Emile Atsas, André Villeger, Philippe Renault, Benoit Paillard, Philippe Canovas, Vincent Strazzieri, Paul Pioli, Raphaël Imbert, Christophe Leloil, Philippe Petrucciani, et devient très rapidement l'un des batteurs les plus demandés de la région.
En 2005 et 2006, les formations Newtopia quintet (Raphael Imbert, Yaron Herman, Simon Tailleu, Stephan Caracci) ainsi que le quartet In & Out (Cyril Benhamou) dont il fait partie, gagnent tour à tour le 1er Prix de groupe du concours national de la Défense. En 2007, c'est avec le groupe Dress Code que ce même concours lui décerne le 2eme prix de soliste et d'instrumentiste aux cotés de Simon Tailleu. Il signe en 2008 avec la marque de batterie Canopus Drums Company. Depuis 2009, il joue dans le trio de Yaron Herman avec lequel il partage les scènes et festivals parmi les plus réputés au monde. Cette même année, il co-produira l'album Falling Grace du pianiste Ben Aronov.
De 2013 à 2019 il effectue successivement des tournées , en Afrique de l'ouest, en Chine, en Tunisie, en Espagne, en Angleterre. Il a notamment eu l'occasion de jouer avec Ambrose Akinmusire, Michel Portal, Riccardo Del Fra, Wynton Marsalis, Under Kontrol, Jamshid Chemirani, Seamus Blake, l’Ensemble Contraste, Gustavo Ovales, Chris Cheek, Chuck Israel, Ben Aronov, Mancef Genoud, le Quatuor Ebene, Zim Ngawana, Logan Richardson, le Quatuor Manfred, Archie Shepp....
Cedrick_Bec
Romain MORELLO
Romain a été attiré par la musique dès son plus jeune âge. Initié au piano par son grand père, ses parents l'inscrivent au conservatoire communal de Pertuis pour y suivre des cours de piano classique. Après quelques années d'étude de cet instrument son engouement pour la musique classique va s'étioler progressivement jusqu'à le conduire à envisager de quitter le conservatoire. Léandre Grau, professeur de trombone au Conservatoire de Pertuis, amateur de jazz et directeur artistique du festival de big band de Pertuis, lui propose alors d'essayer ce nouvel instrument qu'il va adopter très rapidement conjointement avec un style musical qu'il va affectionner : le jazz. Devenir musicien professionnel est une option qui germe alors dans son esprit, option que ne partagent pas vraiment ses parents, tant il leur paraît difficile de vivre de cet art.
Parallèlement à cette passion retrouvée pour la musique, Romain va poursuivre de solides études scientifiques qui le conduiront à obtenir, en 2009, un diplôme d'ingénieur. Avec cette formation en poche, Romain décide, cette même année, de s'inscrire au Conservatoire de Marseille dans la classe de jazz du professeur tromboniste Philippe Renault. Il y affirmera sa passion pour le trombone et le jazz et obtiendra en 2011, à l'unanimité son DEM en jazz.
Pendant ces années, il participera à de nombreux concerts dans des formations amateurs telles que le Big Band de Pertuis, orchestre qu'il a fréquenté depuis sa découverte du trombone et progressivement il intègrera de nombreux orchestres professionnels dont le Big Band d'Archie Shepp avec Attica Blues, en 2012, qui lui permettront de jouer dans de grandes villes européennes. Au gré de ses collaborations, il a notamment joué au London Jazz Festival, à Jazz à la Villette, aux Nuits de Fourvière, à la Fiesta des Suds, partagé la scène avec Raphaël Imbert ou The Amazing Keystone Big Band, Cécile McLorin Salvant, Ambrose Akinmusire ou encore Stéphane Belmondo. Il fait également parti de nombreuses formations telles que Le Romain Thivolle Big band, Olivier Lalauze Sextet (relecture jazz de l’œuvre de Gustav Holst), Nicolas Koedinger quintet (doublement primé lors du tremplin Jazz à Porquerolles 2012 - prix du jury et prix du public), Olivier Pinto septet, The Sextet (au côté de Gérard Murphy , Christophe Leloil entre autres), Drunksouls (groupe reggae), le quatuor Madam WAITS Trio (Tom's Songs, hommage à Tom Waits, Nine Spirit Brass Band) et bien d'autres encore. Il participe en 2017 à l’album « Shikantaza » de Chinese Man et se joint au Amazing Keystone Big Band, victoire du jazz 2018, sur l’album Jazz Loves Disney.
Titulaire du Diplôme d’Etat de Professeur de Musique, il enseigne depuis 2016 le jazz au Conservatoire de Marseille et a le plaisir, aujourd'hui, d'accompagner Julien Brunetaud.
Romain MORELLO
Vincent STRAZZIERI
Vincent Strazzieri débute le piano à l'âge de 8 ans avant d'intégrer la classe de jazz du Conservatoire d'Aix en Provence en 1996. Son professeur, multi instrumentiste, l'incite à la pratique d'autres instruments comme la contrebasse, la trompette et plus tard le saxophone. Au fil des rencontres, il commence à être de plus en plus sollicité pour jouer sur scène et c’est en 2001, à l'âge de 20 ans, qu’il s'installe à Marseille. C'est dans cette ville que pendant quatre années, il écume tous les lieux dédiés au jazz, principalement le Pelle-Mêle, club à renommée internationale. Il y donne près de 200 concerts en 4 ans. En 2005, le besoin de renouveau le pousse à prendre un pied à terre à Paris et c'est jusqu'en 2014 qu’il va s'y produire principalement et y passer la majeure partie de son temps. Il y côtoie un grand nombre d'artistes et collabore avec de grands noms du jazz français comme Daniel Humair, Eric le Lann ou Daniel Mille. Il a également la chance et l'honneur de partager la scène avec des musiciens internationaux tels que Johnny Griffin, Jerry Bergonzi, La Velle, Ben Aronov, Marcia Maria ou encore Cécile McLorin Salvant. Ces collaborations, marquantes, continuent à l'accompagner tous les jours dans sa vie d'artiste. Vincent a eu l’occasion de jouer également avec Jérôme Barde, Luigi Grasso, Dmitri Baevsky, François Théberge, Gene Perla, Rémi Vignolo, Olivier Ker Ourio, Marcel Zanini, Ben Aronov, Dominique Di Piazza, Pierre-Alain Goualch, Baptiste Herbin, Fabien Mary.
Take the A train
"Take the 'A' Train" a été composée en 1939, après qu'Ellington a offert à Strayhorn (pianiste, parolier et arrangeur du Duke pendant trois décennies) un emploi dans son organisation et lui a donné de l'argent pour se rendre de Pittsburgh à New York. Ellington a écrit des instructions pour que Strayhorn se rende chez lui en métro. Les instructions commençaient par les mots "Take the A Train", en référence au nouveau service de métro A qui traversait la ville de New York, allant à l'époque de l'est de Brooklyn, sur la ligne de Fulton Street ouverte en 1936, jusqu'à Harlem et au nord de Manhattan, en utilisant la ligne de la huitième avenue à Manhattan, ouverte en 1932.
Samedi 10/08 - 19h30 - Un moment inoubliable !
Hard Dixie 6
Le Hard Dixie Six, quand Sydney Bechet joue Ornette Coleman !
Interpréter les compositions hard bop dans le style et avec l'instrumentation des orchestres Dixieland, voici le principe du Hard Dixie Six de Jean-François Bonnel. Dans la lignée de l'Anachronic Jazz Band, le groupe propose des arrangements originaux du répertoire des années 1950-1960 (Thelonius Monk, Ornette Coleman, Wayne Shorter, John Coltrane...) pour l'effectif d'un ensemble New Orleans : saxophone soprano, batterie, banjo et tuba. A l'occasion de ce concert, deux solistes d'exception rejoignent le quartet initial : le tromboniste virtuose Romain Morello, bien connu des pertuisiens, et le saxophoniste Prokhor Burlak, jeune musicien russe qui se construit une solide réputation dans le milieu parisien. Le Hard Dixie Six mélange habilement hard bop et dixieland et revisite de manière ludique et surprenante le répertoire du jazz.
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Jean-Francois BONNEL |
Du Hard Dixie Four au Hard Dixie Six
Fils d'un mélomane, Jean-Francois BONNEL étudie le piano puis la clarinette au conservatoire de Montpellier et au Conservatoire d'Aix en Provence où il enseigne le jazz depuis 1987 (il recevra son diplôme d'état de professeur de jazz en 1990). Il reçoit le Prix Sidney Bechet de l'Académie du jazz en 1984 puis en 2000, ainsi que la Médaille d'Or de clarinette en 1985. Dès 1977, Jean-François Bonnel participe à des groupes de jazz à Montpellier : Fox Troc, Hot Cévennes, Fanfare Bolchevique, Cossi Anatz. De 1979 à 1989 il est cofondateur du Hot Antic Jazz Band avec qui il fait de nombreux concerts et tournées à l'étranger (Edimbourg, Breda, Sacramento, Denver, Carnegie Hall de New-York).
Il décide de monter en 2011 le JFB’s New Quartet, un projet plus personnel où il peut totalement s’exprimer à la clarinette, et proposer ses arrangements originaux, accompagné par une rythmique de jeunes musiciens rencontrés dans sa classe de Jazz d’Aix-en-Provence.
Possédant le jazz sur le bout des doigts, Jean-Francois Bonnel se produit actuellement avec le quartet Hard Dixie four dont l’originalité réside dans l’interprétation « à la dixieland » de certains des thèmes des plus grands jazzmen de l’ère be-bop soit Wayne Shooter, Thelonious Monk, Ornette Coleman !
HARD DIXIE FOUR - Madame Becassine
Les musiciens du sextet à Pertuis
♦ Jean-François Bonnel – Clarinette, Sax soprano,
♦ Elise Sut- Tuba,
♦ Gabriel Manzanèque – Banjo,
♦ Prokhor Burlak – Saxophone,
♦ Romain Morello - Trombone
♦ Stéphane « Zé » Richard – Batterie.
Vendredi 09/08 - 19h30
Chicago Stompers
Le Chicago Stompers est une formation emblématique dans l’interprétation du jazz des années 1924 à 1933. Son répertoire, qui va des standards à d’autres titres moins connus, est interprété au moyen de transcriptions et d’arrangements qui reproduisent fidèlement les orchestrations originales. Pour atteindre cet objectif et faire revivre un vrai concert d’époque, le travail de l’orchestre est minutieux. L’utilisation d’instruments de musique anciens, l’étude et la mise en pratique des techniques instrumentales et vocales de l’époque, ainsi que la gestuelle, l’attention obsessionnelle portée au look, à l’habillement et à la mise en scène en témoignent. Ces ingrédients d’un spectacle parfaitement authentique ne manquent pas de laisser place à une dose ostentatoire de comédie joyeuse. Le groupe utilise des instruments d'époque et les arrangements de Mauro L. Porro brillent par leur authenticité. Un groupe de cette taille, onze musiciens plus de fréquents invités, doit savoir divertir, et leurs spectacles sont des productions. Les costumes et les décors d'époque ajoutent au charme. Le groupe s'est produit lors d'événements majeurs liés au jazz, comme Whitley Bay et Ascona, et a également séduit le grand public lors d'engagements municipaux....
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L'orchestre des Chicago Stompers |
Extrait d'un interview de Mauro L.Porro directeur de l'orchestre des Chicago Stompers par Stefano de Palma.
Quelle est l'expérience à vivre lors d'un concert des Chicago Stompers ? Quel effet voulez-vous obtenir ?
"J'aimerais que quelqu'un qui ne connaît rien à ce genre de musique, nous voyant sur une scène où chaque objet appartient à une autre époque, puisse avoir une vision claire de ce qu'étaient les années 1920. Malheureusement, dans tant de films, cette merveilleuse période a souvent été recréée d'une manière bon marché, maladroite et historiquement erronée. Ce souci du détail, traité avec une précision et une exactitude philologiques, est certainement un signe d'amour pour ce que je fais. Bien sûr, elle est également liée à un certain professionnalisme dans l'interprétation, mais c'est plus que cela. Il arrive souvent que j'aime quelque chose et qu'au fil des années, je parvienne à le faire aimer à mon entourage. Le cas des Chicago Stompers est emblématique : étant un orchestre d'amis, nous avons pu expérimenter beaucoup dès le début, ce qui ne peut normalement pas se faire entre professionnels. Me voyant collectionner les instruments vintage, l'envie d'en acquérir est également née chez eux (car ils ont leur charme, quoi qu'il en soit). D'où une attention à chaque détail (des instruments aux vêtements, en passant par les accessoires...) qui a vraiment, à la longue, pu faire la différence en termes de qualité."
Chicago Stompers - Sing, It's Good For You!
Mauro L. Porro, est unanimement considéré comme la principale autorité italienne dans le domaine du 'hot jazz' des années 1920. Il reproduit philologiquement ces pièces musicales avec une instrumentation et des orchestrations d'époque fidèlement transcrites à partir de disques 78 tours.
Son parcours musical a débuté à l'âge de 6 ans par l'étude du piano classique sous la direction du Maestro Gabriele Jardini. À l'âge de 9 ans, il entreprend l'étude de la clarinette, puis du saxophone à l'âge de 15 ans et des cuivres (trompette et trombone) à l'âge de 20 ans. Ayant adhéré très tôt à la philosophie poly-instrumentale, il pratique par la suite d'autres types d'instruments de musique, dont les percussions (notamment la batterie jazz de la période pré swing et swing) et les instruments à cordes (notamment le banjo).
Depuis 2003, il s'est produit dans de nombreux pays d'Europe. Son activité de concertiste dans toute l'Italie a été et reste toujours aussi soutenue, aux côtés de représentants locaux renommés du jazz traditionnel et de la musique légère (notamment : Lino Patruno, Paolo Tomelleri, Gianni Sanjust, Alfredo Ferrario, Carlo Bagnoli, Stefano Bagnoli, Rudy Migliardi, Michele Bozza, Claudio Perelli, Christian Meyer) et d'ensembles renommés tels que le "Milano Jazz Gang", les "Chicago Stompers" et les "Hot Gravel Eskimos".
Depuis 2011, il a participé à plusieurs reprises, en tant que seul Italien, à "l'International Classic Jazz Party" (qui se tient chaque année à Whitley Bay, une ville située au nord de New Castle Upon Tyne (Royaume-Uni). Décrit par les critiques musicaux britanniques dans la presse nord-américaine comme "l'un des jeunes talents les plus prometteurs et les plus brillants du jazz traditionnel en Europe", il est universellement reconnu comme une référence dans la musique du jazz de la période des années 1920 à 1940. Il a été arrangeur pour un label italien et est actuellement un arrangeur prolifique pour de nombreux ensembles musicaux en Italie, en Europe et aux États-Unis (en particulier pour l'orchestre new-yorkais de Vince Giordano, "Nighthawks" (États-Unis), récemment récompensé par un prestigieux "Grammy Award", qui a signé les bandes originales de films célèbres inspirés des années 1920-1940 - de "The Aviator" à la série télévisée américaine "Boardwalk Empire").
Par ailleurs, il s'occupe, en Italie, de services de popularisation et de promotion de la musique et, en tant que collectionneur d'instruments de musique et de matériels de scène originaux des quatre premières décennies du XXe siècle, il a également collaboré avec la RAI, en fournissant une partie de ce matériel lors de la production de fictions télévisées "à thème", telles que la série - diffusée en 2010 - "Le Ragazze Dello Swing"). Mauro L. Porro est également un collectionneur passionné de disques 78 tours, de partitions, de microphones, de reproducteurs phonographiques... tous de fabrication et de provenance anciennes.
Chicago Stompers - Tappin' The Barrel
Les musiciens du Chicago Stompers:
Mauro L. Porro, piano, clarinette, sax soprano et alto, chant, cornet, arrangements et transcriptions ; Marcella Malacrida, chant ; Martino Pellegrini, violon, strohviolon, chant ; Pasquale Gravela, trompette, cornet ; Lorenzo Baldasso, saxophone alto, clarinette ; Sophia Tomelleri, sax alto, clarinette ; Arturo Garra, saxophone tenor, clarinette, piano, chant ; Yuri Biscaro, banjo, guitare ; Giorgio Gallina, trombone, violon, ukulele ; Fabrizio Carriero, batterie, percussions, washboard ; Paolo A. Vanzulli, tuba, contrebasse, batterie.
Jean-Loup LONGNON BIG BAND
Cédant à ses démons, Jean Loup Longnon a reformé son Grand Orchestre ! Il a donc rassemblé un large effectif de jeunes musiciens de grande maîtrise. Structuré autours de nouvelles autant que d'originales explorations de quelques grands classiques du jazz, le répertoire du Grand Orchestre perpétue une tradition d'enthousiasme festif aussi exigeante que recherchée. "un peu comme si Thad Jones et Ravel dînaient chez le diable ! "...
"Je ne voulais pas que l'on oublie Benny Goodman. Je voulais sauver sa musique. Je voulais enthousiasmer le plus de gens possible pour le swing, leur montrer à quel point cette musique est merveilleuse. C'est uniquement pour cela que je suis devenu musicien" !
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L'orchestre de Jean-Loup LONGNON sur la scène du festival en 2010 |
STEP THE BOP Jean-Loup LONGNON
Traditionnellement »prononcé » en fin de concert, ce discours en « scat-singing » fait d’onomatopées délirantes sur rythme funk passe en revue mais à l’envers dans la chronologie, les réminiscences de Tower of Power , Clark Terry, Gabriel Fauré et Count Basie..
Jean-Loup LONGNON
Né en 1953 à Paris au sein d'une famille de littéraires et de musiciens, Jean Loup Longnon étudia tout d'abord le piano, le violoncelle, puis à quinze ans s'orienta vers l'étude autodidacte de la trompette et du jazz, défini avec certitude comme son futur métier. Cette période d'apprentissage solitaire devait réveler également son interêt pour la composition qu'il mit en pratique avec de petites et moyennes formations puis avec son grand orchestre. Prix Django Reinhardt, prix Boris Vian, prix audiovisuel de l'Europe, Django d'or, au fil des années, de clubs en concerts, d'enregistrements en festivals, à travers son jeu inventif et sa présence scènique, il s'est affirmé comme une des créatrices personnalités du jazz en europe. Invité au cours de concerts, festivals, tournées, emissions de radio et de télévision en France, il a aussi joué dans de nombreux pays (Royaume-Uni, Scandinavie, Allemagne, République tcheque, Slovaquie, Bulgarie, Roumanie, Grèce, Belgique, Suisse, Italie, Espagne, Egypte, Tunisie, Maroc, Île de la Réunion, Île Maurice, Cuba, ainsi qu'au cours de longs séjours au Brésil, en Turquie, à Madagascar en Russie en Israël et aux Etats-Unis). Ces activités ont occasionné d'importantes rencontres comme avec Dizzy Gillespie, Stan Getz, Winton Marsalis, Clark Terry, Johnny Griffin, Benny Golson, Tania Maria, James Moody, Randy Brecker, Martial Solal, Stéphane Grappelli, Didier Lockwood, Michel Petrucciani, Antoine Hervé, Flavio Boltro, Claude Nougaro, Nicole Croisille... Egalement très impregné des oeuvres des grands compositeurs du 20e siecle (Ravel, Debussy, Dutilleux, Fauré, Boulanger, Durufflé, Prokofiev, Berg, Honegger, Roussel, Poulenc, Szimanovsky, bartok ,Stravinsky) Jean Loup Longnon a aussi réalisé plusieurs partitions pour orchestre symphonique.
Pierre Guicquéro - Two notes blues
Classica, Jean-Pierre Jackson
"Ecoutez ces dix-huit musiciens ! Comme on dit dans les vestiaires, ils "mettent le feu". Le bonheur ne vient pas seulement de l'excellence de la phalange rassemblée, de l'exécution impeccable, de l'énergie communicative qui l'anime, de la flamboyance précise de la section rythmique, de la cohésion de ses différents pupitres. Une joie de jouer y transpire sans cesse, laissant avec élégance le labeur préalable au vestiaire, ne laissant exploser que ce qui fait la vertu même des grandes formations : la puissance, le swing de masse. Et l'humour en prime, qui transparaît dans le choix du répertoire où à côté de deux standards figurent cinq compositions originales de Jean-Loup Longnon (responsable de tous les arrangements, sauf un) et des morceaux peu sollicités dans ce cadre : Que Reste-t-Il de Nos Amours, On n'est pas là pour se faire engueuler. Il faut être par ailleurs très attentif pour reconnaître Le Curé de Camaret traité en latin-jazz... Cela étant, l'ensemble ne présente aucune faiblesse, aucun laisser-aller, nulle facilité : la classe, tout simplement. Amateurs de big band, ne la ratez pas! Voilà l'une des toutes meilleures formations du genre en activité."
Istambounce
Morceau phare du LONGNON BIG-BAND, cette composition polymorphe est un vibrant hommage à la fascinante ville d’ISTANBUL. Après un début mettant à l’honneur le big band puis le tenor-sax, durant la partie centrale le Big-Band est traité à la façon d’un orchestre symphonique. Les thème y font alors l’objet de complexes contrepoints et développements souvent traversés par l’influence de Ravel, Duruflé et Bartok, puis reviennent au jazz en crescendo avant que quelques derniers effets symphoniques précédent un final en apothéose. Au chant Chloé CAILLETON.
La Republique du Jazz.
... la classe, tout simplement. Amateurs de big band, ne la ratez pas! Voilà l'une des toutes meilleures formations du genre en activité. Ce dernier concert de la saison était celui du Big Band du chanteur trompettiste, bugliste, arrangeur, compositeur, Jean-Loup Longnon, personnage haut en couleurs, débordant d’énergie et d’humour, menant tout ceci de main de maître . Un concert en deux parties, assez différentes, qui ont permis d’entendre un big band puissant, au sommet de son art, tenant vraiment son rang face aux grands du type Count Basie Orchestra . … ça sonne, ça « envoie du bois », et en même temps plein de passages sont très fins, subtils, parfois frisant le classique, notamment les parties utilisant les flutes, on est dans le grand art de l’utilisation des timbres, couleurs et ambiances …
Les musiciens
Vincent Labarre, Vincent Echard, Brice Moscardini, Mathieu Tarot : trompettes
Gilles Repond, Cyri Galamini, Pierre Guicquero, Yoann Huot : trombones
Xavier Querou, Patrick Bocquel, Kyrill Bubyakin, Antoine Daures, Jean-Philippe Scali : saxes
Ludovic Allainmat : piano
Manuel Marches : contrebasse
Frederic Delestrée : batterie/co leader
Chloe Cailleton : chant
Jean Loup Longnon : trompette, chant, composition, direction.
Jeudi 8/08 - 21h30