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L'esprit du festival
Bienvenue au festival de Big Bands de Pertuis
Un festival dédié aux grandes formations de jazz
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 PROGRAMME des 20 ans du Festival (1999-2019) 
 
Les ventes en ligne sont terminées, vous pouvez continuer à faire une réservation par téléphone!

 

 

 

 

 

 

 

Le site du festival J3 Itineraire avec GmapsH

Le festival est installé dans l'enclos de la charité. Le spectateur assis en tribune fait face à la scène dont l'arrière plan est constitué par la façade de la chapelle de la Charité.Cet édifice qui date du XVIIème siècle appartenait à l'Hôpital général de la Charité de Pertuis, fondé en 1701 par les frères Pierre et Jean Giraud, bourgeois aixois. Désaffectée en 1905 puis restaurée en 1976 cette chapelle est classée monument historique en 1984. L'architecture de la nef est de style classique : l'intérieur abrite deux chapelles latérales qui laissent découvrir deux retables en bois doré, consacrés à la Vierge. La chaire à prêcher également en bois doré présente de remarquables figures sculptées.

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  Situation du lieu du Festival sur le plan de Pertuis

L'accès au site du festival se fait à pied par la rue Giraud, jusqu'à l'entrée balisée de l'école primaire JM Marsily (anciennement G. Brassens)

 

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Voir sur Google Maps Plan des rues de Pertuis Plan des parkings
     
   Attention au stationnement en zone bleue ! : limité au mieux à 1h 30. Choisissez les parkings extérieurs gratuits (tel que le parking de la Dévalade - distance environ 700 m soit 5 minutes) pour éviter les déconvenues. En zone bleue, veillez  à afficher un disque de stationnement réglementaire !
 

 

 

   

Horaires

   
  • Ouverture de la billetterie à 17h30 et accès à l'Enclos de la Charité entre 18h et 18h30, avec buvette et restauration rapide sur place.
   
  • 19h 30 : début du concert de la 1ère formation au programme du jour.
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  • 21h 30 : début du concert de la 2ème formation au programme du jour.
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Rappel: Les animaux de compagnie ne sont pas admis dans l'enceinte du festival.

 

 Restauration

 
  • Buvette
  • Restauration rapide sur place
 
♦ Un service de restauration, géré par un organisme privé, vous est proposé dans l'enceinte où se déroule le premier concert jusqu'à la fin de ce premier concert (20h30-21h). Des tables sont à votre disposition pour consommer les plats que vous aurez commandés auprès du restaurateur.
♦ Ayez l'amabilité de ne pas vous y installer pour la durée du premier concert, d'autres personnes auront également le désir de profiter de ce service de restauration.
 
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Ambiance autour de l'espace de rafraîchissement et  restauration

 

 

 
Le Flyer officiel du 21ème Festival
 
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Cliquez sur l'image pour accéder au fichier téléchargeable

 

 

 

 

 
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Jazz Hot relate la 20ème Edition
 
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Liens divers
TartOprunes
Lundi 05/08 - 19h30 - concert gratuit
Le Big Band de Pertuis avec Alice Martinez
Lundi 05/08 - 21h30 - concert gratuit
Serket & The Cicadas
Mardi 06/08 - 19h30 - concert gratuit
Middle Jazz Orchestra
Mardi 06/08 - 21h30 - concert gratuit
Tin del Batey
Salsa-Mercredi 07/08 - 19h30 - 10€ pour la soirée
Pablo y su Charanga
Salsa-Mercredi 07/08 - 21h30 - 10€ pour la soirée
La Bande à Bruzzo
Jeudi 08/08 - 19h30 - 10/8€ pour la soirée
Bolden Buddies Little Big Band
Jeudi - 08/08- 21h30 - 10/8€ pour la soirée (places numérotées pour ce concert)
Swing Bones
Vendredi 09/08 - 19h30 (15/12€ pour la soirée)
Big Band Brass & James Morrison
Vendredi 09/08 - 21h30 - 15/12€ pour la soirée (places numérotées pour ce concert)
Marseille Reed Ensemble
Samedi 10/08 - 19h30 - 25/22€ pour la soirée
Count Basie Orchestra
Samedi 10/08 - 21h30 - 25/22€ pour la soirée (places numérotées pour ce concert)
 
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Collection de Flyers 2000-2009
 
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Collection de Flyers 2010-2018

 

 

Mariannick Saint-Céran - We want Nina!

 

 

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Mariannick Saint CERAN entourée de Marc Campo, Cedrick Bec, Lionel Elbaz et Lamine Diagne

 

 

C'est toujours un exercice difficile de reprendre le répertoire d'une icône telle que Nina Simone, tant le personnage a laissé une empreinte indélébile par sa voix, son talent et l'engagement politique qui émane de certaines des paroles de  ses chansons. Pour un non anglophone, il est souvent très difficile de saisir en profondeur la puissance des textes et les idées sous-jacentes qu'ils véhiculent et de nombreuses chansons de Nina Simone sont empreintes des souffrances et des aspirations de la société noire américaine, ce que Mariannick n'a pas omis de rappeler en introduisant chacune des chansons par quelques mots la resituant dans son contexte.

 

 

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I Wish I Knew How It Would Feel to Be Free

 

 

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Mariannick Saint Céran convaincante interprète de Nina Simone

 

 

Bien que la plupart des titres  soient connus du public, une oreille francophone aura tendance à s'attacher  plus à la mélodie qu'à la compréhension des paroles dont la diction vient alors en complément de la partition instrumentale. Peut-être MSC a-t-elle fait ce constat, en introduisant du ska dans certains des titres chantés et en faisant la part belle, dans chacun de ces standards à ses différents solistes,  donnant ainsi à la mélodie un rôle aussi important que les textes pour ceux qui n'ont pas la compréhension de la langue anglaise.

 

 

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Four Women (extrait)

  

Cette chanson, qui raconte l'histoire de quatre femmes afro-américaines différentes, illustre bien l'engagement de Nina Simone. Chacun des quatre personnages représente un stéréotype afro-américain dans la société.

 

My skin is black
My arms are long
My hair is woolly
My back is strong
Strong enough to take the pain
inflicted again and again
What do they call me
My name is AUNT SARAH
My name is Aunt Sarah

 

 

La première des quatre femmes décrites dans la chanson est "Tante Sarah" un personnage qui représente l'esclavage afro-américain. La description de Nina Simone de la femme souligne ses aspects forts et résilients, "assez fort pour supporter la douleur", ainsi que la longue souffrance que ces êtres ont eu à endurer, "infligé encore et encore". Tante Sarah renvoie  également l'image de la servante, attachée aux tâches ménagères et jouant un rôle maternel avec les enfants blancs de la maison.

 


My skin is yellow
My hair is long
Between two worlds
I do belong
My father was rich and white
He forced my mother late one night
What do they call me
My name is SAFFRONIA
My name is Saffronia

 

  La deuxième femme qui apparaît dans la chanson est surnommée "Safronia", une femme métissée ("ma peau est jaune") forcé de vivre "entre deux mondes". Elle est décrite comme une femme opprimée et son histoire est à nouveau utilisée pour mettre en évidence les souffrances des Noirs aux mains des Blancs en position de pouvoir ("Mon père était riche et blanc / Il a forcé ma mère un soir tard") .

My skin is tan
My hair is fine
My hips invite you
my mouth like wine
Whose little girl am I?
Anyone who has money to buy
What do they call me
My name is SWEET THING
My name is Sweet Thing

 

  La troisième femme est le portrait d'une prostituée dénommée "Sweet Thing". Elle est acceptée aussi bien par les Blancs que les Noirs, non seulement parce que «mes cheveux sont bien», mais aussi parce qu'elle fournit le plaisir sexuel ("De qui suis-je la petite amie? / Toute personne qui a de l'argent pour m'acheter").

My skin is brown
my manner is tough
I'll kill the first mother I see
my life has been too rough
I'm awfully bitter these days
because my parents were slaves
What do they call me
My name is PEACHES

  La quatrième et dernière femme est très rude, aigrie par les générations d'oppression et les souffrances endurées par son peuple ("Je suis terriblement amère aujourd'hui/Parce que mes parents étaient des esclaves"). Simone dévoile enfin le nom de la femme après une finale dramatique au cours de laquelle elle crie, "Mon nom est Peaches!"

 

 

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 Lamine Diagne  Cedrick Bec  Marc campo  
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  Lionel Elbaz    

 

 

Grâce à la qualité des arrangements proposés, Mariannick a su imprimer son propre style dans l'interprétation des titres choisis sans jamais essayer d'imiter  la Diva, en s'attachant, par le choix des titres interprétés,  à nous donner un aperçu de la palette de sensibilités et de préoccupations  d'une artiste engagée dans la défense des droits dont tout être humain doit disposer. Une transposition que l'on peut qualifier de très réussie.

 

 

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  Un final très chaleureux avec le public  rassemblé autour de la scène

 

 

Feeling Good
Be my Husband
My Baby just cares
Work Song
I wish i knew it would feel to be free
Old Jim Crow
Mercy, mercy, mercy
Love me or leave me
Four Women
 

 

 

 


 

 

Née à Tamatave (Madagascar), d'origine réunionnaise, elle fut formée à la musique traditionnelle réunionnaise par sa famille. Mariannick a 8 ans lorsque son père décide de venir s'établir en France à Aix en Provence.
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 Après avoir obtenu son bac, elle s'inscrit à la faculté pour entamer des études supérieures, mais parallèlement  elle se met à prendre des cours de danse à claquettes et finit par délaisser ses études.

C'est alors qu'elle rencontre Jean-Yves Mestre magnifique guitariste de musique brésilienne avec qui elle commence à chanter dans les restaurants.

Le début des années 80 voit ses premières apparitions sur  scène en tant que danseuse à claquettes et chanteuse au sein de groupes de salsa et de musique brésilienne. Dans cette décennie, elle fera l'apprentissage du piano-jazz auprès de Magalie Souriau (actuellement pianiste et arrangeur à New-York) et du chant classique avec Georges Combes et Laure Florentin, tout en suivant pendant un an des cours de solfège classique au Conservatoire de Marseille.

Elle  intègrera ensuite plusieurs Big Bands en tant que chanteuse et se produira dans de nombreux festivals ainsi que dans de nombreux  clubs parisiens.

Ses collaborations artistiques sont nombreuses : Benny Green, Ivan Jullien, Guy Lafitte, Rodney Kendrick (pianiste d’Abbey Lincoln), David Kikoski (pianiste de Roy Haynes), Dany Doriz, Olivier Temime, Stéphane et Lionel Belmondo (invité de son premier CD "Raphaëlle"), Bobby Durham, Gary Wiggins (avec lequel elle tourne régulièrement), Hervé Sellin ( pianiste de Dee Dee Bridgewater), Marcia Maria.

 

 

 

Marc CAMPO (Guitare): Guitariste et chanteur, auteur, compositeur et arrangeur, est né en Tunisie. Il débute la musique par la guitare à 17 ans en autodidacte, et joue du blues et devient professionnel à 21 ans. Il arpente les scènes de festivals, salles, clubs en tous genres. Il participe à de nombreux projets musicaux dont « WE WANT NINA » avec Mariannick SAINT-CERAN

Cédrick BEC (Batterie): Premier prix de Conservatoire et batteur aux multiples expériences, s’est produit sur de nombreuses scènes nationales et internationales avec , entre autres artistes, Mariannick SAINT-CERAN, Gustavo OVALES, Olivier TEMIME, Jérome BARDE, Alexandre TASSEL, Yaron HERMAN, Jean-loup LONGNON, Hervé SELLIN, Pierre BOUSSAGUET, François MOUTIN, Chris CHEEK, Seamus BLAKE, Tim LEVEBVRE, Olivier SENS, Orlando POLEO, Wynton MARSALIS, Antonio FARAO, Ben ARONOV, Chuck ISRAEL, etc.

 

Laurent ELBAZ (Orgue): Pianiste, compositeur, arrangeur, orchestrateur, Laurent Elbaz enseigne la Formation musicale classique et Jazz au Conservatoire de Marseille, Les musiques actuelles à la Cité de la musique de Marseille, et intervient en tant que formateur au Cefedem-sud d’Aubagne dans le cadre de la formation au D.E. de musique.
Ses collaborations avec divers groupes et artistes classiques, Jazz et World, le conduisent à se produire sur les scènes françaises et étrangères avec diverses formations, le groupe "Blue Turtles", Le T.G.G.G. (Chœur Gospel), Trio Jazz,  etc.

 

Lamine Diagne (Saxophone): Lamine Diagne saxophone Marseillais d’adoption, Lamine a étudié les arts plastiques, (Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg), et la musique (Conservatoire de Marseille, saxophones, et flûte Jazz). Lamine est un artiste polyvalent, conteur, multi instrumentiste, réalisateur, auteur, interprète. En tant que musicien, il collabore régulièrement avec des artistes de renom (Habib Faye, Youssou N’Dour...); il accompagne divers groupes sur des scènes internationales: Festival international de Jazz de Montréal, Festival de Jazz de Saint Louis (Sénégal) , Street festival de Toronto, festival d’été de Québec, Festival de jazz de Rognonas «Jazz au Château» ; Festival de Jazz des Cinq Continents de Marseille...

 

 


 

Nina Simone

       
   Le talent prodigieux de Nina Simone (née le 21 février 1933 sous le nom d'Eunice Kathleen Waymon) s'est révélé dès l'âge de trois ans lorsque celle-ci commença à jouer du piano "à l'oreille". Ses parents, très engagés en religion ne purent ignorer ce don que Dieu avait accordé à leur fille, et l'élevèrent dans la distinction du bien et du mal, l'engageant à se comporter dignement et à travailler assidûment. C'est dans l'église méthodiste de sa mère qu'au piano elle afficha très tôt son incroyable talent, bien qu'à cette époque elle ne chantait pas. Capable de jouer n'importe quel morceau sans en connaître la partition, elle se mit rapidement à l'étude de la musique classique et tomba sous le charme de Bach, Chopin, Brahms, Beethoven et Shubert. Elle réussit à obtenir une bourse pour intégrer la Juilliard school de New York, avant de candidater pour le prestigieux Institut de musique Curtis à Philadelphie, qui refusa sa candidature, ruinant son rêve de devenir une des premières afro-américaines à faire carrière dans la musique classique. Dans son esprit il ne faisait aucun doute que ce rejet n'était que le reflet du racisme, et cependant ce revers allait la conduire à connaître une incroyable carrière internationale sous le nom de Nina Simone, presque par défaut.  SaintCeran 02  

 

 

Pour survivre, elle commença par enseigner la musique à des étudiants locaux, puis, pour améliorer ses revenus en 1954, se décida à passer une audition dans un bar restaurant d'Atlantic City où elle créa ses propres versions de chansons en vogue de Cole Porter, Richard Rodgers et George Gershwin, en les enrichissant de sa perception du blues, du jazz et de la musique classique. Sa voix de velours riche et profonde, associée à sa maîtrise du clavier, attirèrent bientôt les assidus des nombreux clubs de la côte est. Pour cacher le fait qu'elle chantait dans des bars, ce que sa mère qualifiait de "travailler dans les feux de l'enfer", Eunice Waymon devint bientôt Nina  (petite fille en espagnol)  Simone en référence à l'actrice française Simone Signoret.

A l'âge de 24 ans, elle attira l'attention de l'industrie du disque. Alors qu'elle joue et chante dans un petit club de Philadelphie, elle est contactée par le label Bethlehem Records pour un enregistrement et le morceau "I Love You, Porgy "  devient alors un grand succès en Amérique en 1957. Nina Simone enregistrera au cours de sa carrière plus de 50 albums, de ses débuts avec l'album "Little Girl Blue" en 1958 jusqu'en 1974 environ. Elle se produira à plusieurs reprises au Festival de jazz de Montreux. En 1992, elle offre une version de "Ne me quitte pas" de Jacques Brel au Festival international de jazz de Montréal. Elle est l'une des principales représentantes du jazz vocal. Son style original est issu de la fusion de chansons gospel et pop avec la musique classique. Après vingt ans de scène, elle s'engage dans le mouvement de défense des droits civiques et sa vie change de direction une fois de plus. Sa musique est très influente dans la lutte pour l'égalité des droits que mènent les Noirs à cette période aux États-Unis. Puissante et radicale, elle est une source d'inspiration pour cette génération et continue de l'être pour celles qui suivent.

En 1993, elle s'installe à Bouc Bel Air près d'Aix en Provence. Dans son autobiographie, elle écrit : "la fonction d'un artiste est de faire en sorte que les gens ressentent les choses profondément". Souffrant d'un cancer du sein depuis plusieurs années elle mourra dans son sommeil le 21 avril 2003 dans sa maison de Carry le Rouet où elle venait de s'installer.

Elle aura été l'une des artistes les plus extraordinaires du XXe siècle, une icône de la musique américaine, qui a utilisé son talent remarquable pour promouvoir la libération, l'émancipation, la passion et l'amour à travers un ensemble d'œuvres magnifiques. Elle a gagné le surnom de «High Priestess of Soul» (grande prêtresse de la Soul) car  elle était capable d'envouter son auditoire qui, complètement absorbé dans l'instant présent, en perdait la notion du temps et de l'espace.

 
     

 

 

 

 

 

 

Festival de Big Bands de Pertuis, une semaine de jazz, 6 soirées, 12 concerts dont 4 gratuits, le jazz sous toutes ses formes: Blues, Funk, New Orleans, Salsa, Swing ....................